La part du secteur agricole dans le PNB a été
divisée par 3 en trente ans, passant de 56 p. 100 en 1960 à
16 p. 100 en 1994. L’agriculture ne fut cependant jamais sacrifiée au
profit de l’industrie, comme cela fut le cas en Algérie, par exemple. Depuis
l’indépendance, un ambitieux programme de construction de barrages et de
développement de l’irrigation a ainsi été entrepris. La Tunisie , autrefois
« grenier à blé » de l’Empire romain, a une tradition agricole au
moins deux fois millénaire.
Les principales cultures ont été maintenues au fil des
siècles. La céréaliculture, avec notamment la culture du blé, tendre et dur, et
de l’orge, occupe aujourd’hui le tiers des terres cultivées. De grandes plaines
céréalières s’étendent au nord du pays. L’arboriculture est également très
développée. Cinquante-cinq millions d’oliviers sont cultivés dans le pays,
essentiellement dans le Sahel tunisien, au centre-est du pays. La Tunisie est l’un des plus
grands producteurs mondiaux d’huile d’olive. Les agrumes sont cultivés dans la
péninsule du cap Bon, au nord-est du pays. Quant aux dattes, elles sont la
principale ressource agricole des oasis du Sud. Ces trois produits sont en
grande partie destinés à l’exportation. L’élevage, pour sa part, concerne les
ovins, dont le nombre de têtes s’élève à 6,60 millions. La pêche, qui
bénéficie de la longue façade maritime, se concentre sur certaines régions
poissonneuses comme le golfe de Gabès. Les prises atteignaient
89 027 tonnes en 1997.
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